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3e audience publique de la CVJR : 14 victimes témoignent ce samedi

Place Abdoul Karim Camara dit Cabral, Hamdallaye - Bamako, Mali. (image d'illustration)

Au total 14 victimes vont témoigner durant la 2e audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) prévue pour ce samedi 3 avril 2021 au CICB à Bamako, sous le thème : « Les crimes de disparitions forcées ». Des cas emblématiques seront traités durant cette journée à savoir les cas de Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Abdoul Karim Camara dit Cabral…

En prélude à la 3e audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR), le président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé a animé, hier à la Maison de la presse, une conférence de presse. 

Le président Sidibé est revenu sur les termes de l’article 2 de l’ordonnance n°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014. Selon lui, la CVJR a pour mission de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques. 

Elle est chargée d’enquêter sur les cas de violations graves des droits de l’Homme individuelles ou collectives commises dans le pays et spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants ;  mener des enquêtes sur les cas d’atteinte à la mémoire individuelle ou collective et au patrimoine culturel ; établir la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et les atteintes aux biens culturels ci-dessus cités, en situer les responsabilités institutionnelles et proposer des mesures de réparation ou de restauration ; faire des recommandations dans le domaine de la prévention des conflits, etc.  

Aux dires du président, plus de 200 dossiers en lien avec le thème : « les crimes de disparitions forcées », ont été réceptionnés par son service.  Il a également précisé que pour la 3e audience publique de la CVJR 14 victimes ont été sélectionnées et vont faire des témoignages. Les dossiers des victimes portent sur les arrestations et détentions arbitraires, disparitions forcées, atteintes aux propriétés privées, atteintes à la vie… Ces victimes viennent de Kidal, Gao, Tombouctou, Mopti et Bamako.

L’occasion était bonne pour le président de préciser que les audiences ne sont pas de nature judiciaire. « Par conséquent, elles ne sont pas un espace où les auteurs peuvent être jugés, ni aboutissent à des réparations pour les victimes. Ce sont des espaces symboliques et pédagogiques ou la solidarité s’exprime avec toutes les victimes, et ou les expériences écoutées servent à l’éducation de la société », a-t-il renchéri. 

Rappelons que du 3 janvier 2017 à nos jours, la CVJR a reçu plus 20 000 dépositions. Les membres de la CVJR ont élaboré une base de données pour bien sécuriser et traiter les dépositions. Elle permet à la CVJR de centraliser les informations et documents recueillis ; partager des informations entre les collaborateurs de la CVJR responsables de la gestion des dépositions, l’analyse et la production des rapports ; préparer des rapports, des statistiques, des graphiques et des cartes. 

Issa Diallo 

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