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5e recensement général de la population et de l’habitat : L’Insat menace d’engager une procédure légale contre les agents déserteurs

Une vue aérienne de la ville de Bamako (illustration).

Dans un communiqué publié, le lundi 13 juin, l’Institut national de la statistique (INSTAT) menace d’engager des procédures légales contre les agents déserteurs du 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPHS).

« L’Institut national de la statistique (INSTAT), à travers le Bureau central de recensement, constate avec beaucoup de regret des cas d’abandon de certains agents du dénombrement du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPHS), contrairement aux engagements qu’ils ont pris avant le début de leur formation, qui s’est déroulée du 05 au 25 mai 2022 », peut-on lire dans le communiqué.

Aussi, le Directeur général de l’INSTAT rappelle qu’il ne saurait tolérer de tel comportement et se réserve le droit « d’engager toute procédure légale à la suite de ces comportements déplorables ».
Par conséquent, poursuit le communiqué, l’Institut national de la statistique invite les agents recenseurs « à respecter leur engagement et à cultiver l’esprit de patriotisme, gage indispensable pour la bonne tenue du RGPH5, nécessaire à la bonne planification du développement de notre cher pays ».

Rappelons que dans le cadre du 5è Recensement général de la population et de l’habitat au Mali (RGPH), l’Institut national de la statistique (INSTAT) a procédé à la sélection de 37 707 agents de recensement, soit 23 524 agents pour les régions du Sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et 14 183 agents pour les régions du Centre et Nord (Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal).

Avant l’opération de récemment proprement dite qui a débuté le 2 juin 2022 et continuera jusqu’au 2 juillet 2022, les agents sélectionnés ont suivi une formation de 18 jours du 5 au 25 mai 2022 pour leur permettre de connaître les outils de travail et de comprendre les fonctionnements de l’opération de recensement.
A peine la formation commencée, certains jeunes ont accusé la direction générale de l’INSTAT de retard dans le paiement des frais de formation, des salaires et indemnités. D’autres sont allés plus loin en accusant la direction générale de ne pas communiquer le montant réel qu’ils ont droit.

Malgré les assurances données par le Directeur général de l’INSAT, Dr Arouna Sougané, certains agents ont abandonné leur poste.

Issa Diallo

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