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Accès à la justice : L’ONG Avocats Sans Frontières remplace le projet JUPREC par JUPAX (Appui à la Justice et la Paix au Mali).

Pour lutter contre l’impunité et faciliter l’accès à la justice au MALI, l’ONG Avocats Sans Frontières a lancé son nouveau projet Appui à la justice et la Paix JUPAX. C’était le jeudi 12 Mai 2022 au Radisson Collection de Bamako sous la présidence du garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de L’homme Mamoudou Kassogué. 

Initié par Avocats Sans Frontières avec l’appui financier de l’état du Canada à travers Affaires Mondiales Canada, le projet JUPAX vise à accroitre l’accès à la justice, de lutter contre l’impunité et participer à la construction la paix et la réconciliation. 

Financé à hauteur de 18 millions de dollars canadien pour une durée de cinq (5) ans, JUPAX a pour ambition de favoriser l’autonomisation par le droit des femmes, filles et d’autres personnes vulnérables afin qu’elles puissent transformer leurs droits humains en réalité dans une perspective d’égalité des genres, de transformation des relations de pouvoir, de réconciliation et de paix au Mali.

Afin de façonner un Mali plus juste, plus égalitaire, une terre de droits humains et de paix, l’organisation a mis en place un nouvel outil qu’est JUPAX pour réaliser cet avenir. « En gros ce projet repose sur une théorie du changement forte et éprouvé ici au Mali. Cette théorie du changement repose sur la réalité, que le changement peut être un instrument de changement. Que l’autonomisation par le droit soit un mécanisme qui permet aux personnes en situation de vulnérabilité de connaitre et d’exercer elles-mêmes leurs droit », a déclaré Maitre Pascal Paradis le directeur général d’Avocats Sans Frontières

JUPAX, qui est un « projet novateur » s’inscrivant dans une dynamique plus globale est soutenue par le gouvernement de la République du Mali à travers par le ministère en charge de la justice et des droits de l’homme. En tant que ministère de tutelle, le département dirigé par Mamoudou Kassogué a accueilli très favorablement cette initiative portée par Avocats Sans Frontières. Selon le Ministre Kassogué, « Ce projet se trouve en parfaite cohérence avec les objectifs clés visées par les réformes initiées au Mali depuis quelques années et les objectifs spécifiques du gouvernement de la transition », a-t-il dit. 

Pour lui, afin de diligenter la poursuite et le jugement des auteurs de violences à l’égard des communautés considérées comme descendante d’esclaves, son département « poursuit son engagement que soit adopté une loi spécifique sur la répression de l’esclavage conformément à nos engagements internationaux et aux souhaits maintes fois exprimés pars les défenseurs de droits humains ». 

Le canada, partenaire financier de JUPAX est très fier du lancement qui s’inscrit en droite ligne avec la politique internationale féministe du Canada. « Le projet JUPAX s’inscrit dans une logique d’engagement de plusieurs décennies du Canada dans les secteurs de la justice au Mali » affirme le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Canada auprès du Mali Farid Ayoub.

JUPAX succède ainsi au projet JUPREC (Justice, Prévention et Réconciliation pour les Femmes, Mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali) et va capitaliser les acquis de son prédécesseur. Pour rappel, plus de 500.000 personnes ont été touchés directement par le projet JUPREC. 

L’ONG Avocats Sans Frontières a consolidé un réseau d’acteurs et d’actrices capables d’appuyer les victimes de violences basées sur le genre pour les guider vers les services adaptés, selon son directeur général Me Paradis. Pour lui, « Plus de 80 cas de femmes victimes de violences basées sur le genre ont été jugés ou sont actuellement en jugement devant les juridictions maliennes, africaines et internationales ». Une nouvelle génération de défenseurs de droits humains émerge au Mali, a-t-il ajouté. 

En plus de cela, une institution clé des accords de paix a également été mis en place, qui travaille main dans la main avec les organisations de la société civile pour améliorer leurs connaissances mutuelles sur le phénomène de la corruption au Mali, de la Commission Vérité, Justice, Réconciliation au Mali (CVJR) a donc vu le jour. La CVJR est un partenaire clef d’ASFC dans le domaine de la Justice transitionnelle mais créé par décret du premier ministre avec comme mission d’enquêter et rechercher la vérité sur les graves violations aux droits humains commises depuis 1960 à jours.

Aussi est-il attendu de ce projet des actions visant à favoriser les représentations juridiques des personnes victimes des conflits. 

Aissata TOURÉ/Mali-Online

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