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ADEMA PASJ : l’ancien ministre Yaya Sangaré essaye de tordre le cou aux clichés sur le parti.

Yaya Sangaré Secrétaire chargé à la Communication et aux Nouvelles Technologies, Porte-parole du Comité Exécutif de l'ADEMA.

Dans une publication signée par Yaya SANGARE, le secrétaire chargé à la Communication et aux Nouvelles Technologies porte-parole du Comité Exécutif de l’ADEAMA PASJ, campe le décor en ces termes « Et si notre parti était injustement accusé ? ». Cette problématique découle de la gestion du Mali par l’ADEMA PASJ de 1992 à 2002, une gestion dont les échos continuent de suivre négativement l’image du parti. C’est dans cette logique que le secrétaire chargé de la communication fait l’éloge du parti de l’abeille afin de laver son honneur. 

« Et si notre parti était injustement accusé…

 Je souhaite que la vérité, toute la vérité soit connue des maliens sur la gestion du Mali par l’Adema-PASJ de 1992 à 2002. L’Adema-PASJ est un parti politique (de gauche) créé pour faire prévaloir des idéaux chers à ses fondateurs qui ont tout donné sans jamais rien attendre en retour sauf le rayonnement du Mali, l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste et multipartite.

Ces idéaux se résumaient à la liberté sous toutes ses formes, la justice, la solidarité, le travail bien fait, l’engagement pour le Mali, le réalisme politique pour réaliser les ambitions du peuple malien, à savoir un développement harmonieux au sortir de 23 ans de dictature sanguinaire et de pouvoir absolu incarné par un seul homme… Général Moussa Traoré.

À l’époque, tous ceux qui ont tenté de montrer une autre voie possible ont été liquidés ou contraints à l’exil ou à la clandestinité. Quelques-uns ont pu réussir, à force de persévérance et le parti naquit après l’association du même nom  le 25 mai 1992 au Palais de la Culture, au bord du fleuve Djoliba.

Au regard du parcours presque sans fautes des hommes et des femmes qui l’ont animé, le peuple souverain fit confiance au parti Adema-PASJ lors des premières élections démocratiques dans notre pays, c’était en 1992.

En 10 ans de gestion sous la férule du panafricaniste, du patriote et du démocrate sincère, Alpha Oumar Konaré, avec le recul, on se rend compte que le bilan est malgré tout éloquemment édifiant. N’en déplaise aux multiples détracteurs du parti et de ses responsables.

En dépit de toutes les tentatives de déstabilisation d’une opposition radicale regroupée, en son temps dans le Collectif des Partis Politiques de l’Opposition (COPPO), malgré les grèves intempestives des élèves et étudiants manipulés par un certain Oumar Mariko et les restaurateurs qui espéraient le retour de l’orde ancien, le régime Adema-PASJ a laissé aux maliens et à leurs voisins, un Mali en paix, Uni et divers. Cette illustration est l’organisation des cérémonies commémoratives du 22 septembre 2001 à Kidal,  localité qui a échappé aujourd’hui au Mali à cause d’un certain mauvais coaching, il faut le reconnaître, pour pouvoir bien et mieux avancer.

On me rétorquera que mon parti, notre parti a aussi sa part de responsabilité. Oui mais… avec des réserves. Malgré les difficultés, le régime Adema a pu proposer et mettre en œuvre son projet de société qui, à présent, n’est pas remis en cause, peut être avec des retouches qui font que des ratés nous coûtent chers. Aucun secteur n’a été occulté par les gouvernements successifs organisés autour du programme Adema pour le peuple Adema. PRODEC, PRODEJ, PRODESS, les grands projets d’infrastructures routières, la mise en place des institutions démocratiques et républicaines que sont le Haut Conseil des Collectivités, le CESC, la promotion des droits humains à travers l’EID, la grande diplomatie internationale pour faire échouer tout ce qui réussit aujourd’hui aux séparatistes armés et à leurs alliés : la victimisation par la communication. Surtout le respect de la liberté d’expression, d’association et d’opinion avec comme clou, la décentralisation pour faire de l’administration de proximité, une réalité vivante.

Sous le régime Adema, le pays avait relevé la tête et comptait dans le concert des nations. Le Mali était respecté et se faisait respecter avec les mots justes. Les discours d’Alpha Oumar Konaré étaient attendus partout avec intérêt. Que ce soit à la Sorbonne, à l’Académie Française, aux grands sommets internationaux, en Côte-d’Ivoire pour la réconciliation des frères ivoiriens englués dans une guerre fratricide interminable et morbide. Pourtant le pays était tombé très bas après les douloureux événements de la révolution du 26 mars 1991 et tout le tissu économique était en lambeaux : le système éducatif sans référentiel, rien ne marchait convenablement.

Assumant l’héritage, Alpha Oumar Konaré et son parti (Adema-PASJ) se sont attaqués aux chantiers du développement avec les moyens de bord, avec une volonté farouche de réussir le challenge. Il est donc temps que mon parti s’assume et refuse que tout soit porté sur son dos. Nous avons le devoir d’expliquer ce que nous avons réussi avec les autres. Nous avons le devoir d’agir aujourd’hui sur ce qui se passe, au besoin, de dénoncer les errements pour ne pas être complices du coma prolongé de notre pays. Nous avons le devoir de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur la conduite des affaires du pays en rappelant à la jeune génération comment nous avons géré chaque situation, chaque fois que le pays était confronté à des défis.

Notre parti, le Parti pour la Solidarité et la Justice, a une mission historique qu’il se doit de conduire à terme. La cacophonie politique doit s’arrêter, les contre-vérités historiques doivent être rectifiées, les hommes et les femmes de référence doivent être restitués à leur bonne place… « Si on ignore son histoire, on est condamné à la répéter toujours ».

L’Adema-PASJ ne doit pas oublier son histoire. Salam ! Un modeste rappel aux amnésiques de notre histoire récente…

Yaya Sangaré

Secrétaire chargé à la Communication et aux Nouvelles Technologies

Porte-parole du Comité Exécutif

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