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Au Mali, le Haut Conseil Islamique demande au gouvernement d’expulser un imam guinéen

Siège du Haut conseil islamique du Mali (photo d'illustration)

Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) ne tolère pas la présence dans notre pays de l’imam Nanfo Soumaila Diaby, d’origine guinéenne et connu pour ses prières musulmanes en langue Mandeka. Sous sa pression, le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Dr Mahamadou Koné a, dans une lettre en date du 11 février 2021, demandé au Premier ministre Moctar Ouane d’expulser Nanfo Soumaila Daiby.

« Depuis quelques jours, un certain Nanfo Soumaïla DIABY, d’origine guinéenne est au Mali pour prôner l’utilisation de la langue Mandingue écrite en N’Ko en remplacement de l’arabe dans l’accomplissement d’un des cinq (05) piliers de l’islam, la prière. Unanimement condamnée par le Haut conseil islamique et le bureau des oulémas du Mali, une telle pratique est attentatoire à la quiétude du monde musulman déjà, en quête d’union », affirme le ministre Koné dans sa lettre adressée au Premier ministre avant d’ajouter, « c’est d’ailleurs à la demande avec insistance et persistance de ces structures que nous adoptons la présente démarche en vue de la mise,hors d’état de nuire, de ce prédicateur auteur de désordres graves susceptibles d’opposer les musulmans. C’est pourquoi, en tant que département de tutelle du monde religieux, le ministère des Affaires religieuses et du Culte, par ma personne, vous prie de bien vouloir user des pouvoirs qui vous sont propres pour mettre ce prédicateur indélicat, dont la pratique est porteuse de divisions profondes, hors des frontières de notre pays ».

Selon un membre du Haut conseil islamique du Mali, « l’imam Nanfo Soumaila Diaby n’est pas au Mali sur invitation du président du HCIM, Ousmane Chérif Madane Haïdara. Même si ce dernier reconnaît toutefois l’avoir reçu chez lui. Cependant, il dit n’avoir aucune relation particulière avec l’homme et en ce qui concerne la prière qu’il a dirigée dans sa mosquée, il n’en était pas au courant» .

L’imam Nanfo Soumaïla Diaby est interdit de diriger la prière en langue Mandingue (écrite en N’Ko) dans son propre pays, la Guinée.

Issa Diallo 

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