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Calendrier électoral : Le parti ADEPM constate que le calendrier du gouvernement est « tout sauf un calendrier à la dimension des problèmes du Mali »

Cérémonie d’investiture du président et du vice-président de la transition au Mali, 25 septembre 2020. (image d'illustration)

Calendrier électoral de la transition : Le parti ADEPM constate que le calendrier du gouvernement est « tout sauf un calendrier à la dimension des problèmes du Mali » 

Dans un communiqué émanant du parti Alliance Démocratique du Peuple Malien (ADEPM), à travers la voix de son président Aboubacar Sidick FOMBA, le parti dénonce « une mauvaise foi » du gouvernement à aller vers la refondation fortement réclamée par l’ensemble du peuple malien.

Selon le parti ADEPM membre du regroupement les forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) et de la coalition citoyenne pour la renaissance du Mali (COCIREM), « est au regret de constater la mauvaise foi du premier ministre et de son gouvernement à aller vers la refondation fortement réclamée par l’ensemble du peuple malien qui a été l’origine des mouvements ayant abouti à la formation du M5-RFP dont le parti ADEPM fut un acteur de première ligne ainsi que les membres des FPR-Mali et de la COCIREM » 

Abordant dans le même sens « le parti s’abstient de s’attaquer aux militaires à partir du moment où un gouvernement est en place et dirigé par un premier ministre pour s’occuper des problèmes du Mali et de la mise en œuvre de la feuille de route de la transition ». 

Communiqué du parti Alliance Démocratique du Peuple Malien (ADEPM) relatif au calendrier des échéances électorales par le gouvernement de la transition du Mali.

Pour le parti ADEPM ce calendrier électoral annoncé suite à la pression de la communauté internationale en complicité avec certains politiciens maliens qui sont dans la résistance au changement, est « tout sauf un calendrier à la dimension des problèmes du Mali ».

Le parti ADEPM déplore « la mauvaise foi du premier ministre dans son instinct grégaire d’imposer une constitution au peuple malien en violation des règles en la matière en faisant économie des consultations préalables à l’élaboration et à l’adoption de la nouvelle constitution. »

Aux yeux du président FOMBA, « la mise en place d’une assemblée constituante est une étape obligatoire ou doter le CNT du pouvoir d’assemblée constituante qui ne peut s’opérer en dehors d’une révision de la charte de la transition en son article 21 ». Avant d’ajouter que « ce calendrier constitue également un mépris et une insulte grave à l’endroit du Conseil National de Transition (CNT) par la violation de l’article 74 de la constitution de février 1992 à travers la demande de vote du projet d’ordonnance sans une habilitation par cet organe législatif ». 

Quant à la tenue des élections, « Le parti ADEPM s’oppose à toutes formes d’élections sans l’organe unique de gestion des élections » et ajoute que « qu’il s’oppose également à toutes formes d’élections dans cette insécurité grandissante et aussi sans l’opérationnalisation des nouvelles régions créées ». 

En conclusion, « le parti ADEPM propose les élections référendaires au mois de février précédées des concertations nationales sur toutes les thématiques à savoir la nouvelle constitution, le système éducatif, la réorganisation territoriale, la relecture de l’accord d’Alger et le pacte social. » 

Abdoulaye Konimba KONATE

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