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CÔTE D’IVOIRE : La CPI lève son mandat d’arrêt contre l’ex-première dame Simone GBAGBO

Simone Gbagbo à un meeting à Abidjan. 14 septembre 2019 © AFP - Sia Kambou

Après la confirmation de l’acquittement de Laurent GBAGBO par la Cour pénale internationale (CPI) le 31 mars 2021 suivi de son retour au pays le 17 juin 2021, c’est autour de sa compagne de sortir indemne de cette histoire de crimes contre l’humanité lors de la crise de 2010-2011. La juridiction pénale internationale a décidé de lever le mandat d’arrêt contre l’ex-première dame Simone GBAGBO, l’information a été rendue publique le jeudi 29 juillet 2021. 

Persécutions, meurtres, viols…voici un peu le contenu des chefs d’accusation de crimes contre l’humanité que la CPI brandissait au sujet de Simone GBAGBO depuis 09 ans maintenant. Cependant, elle n’a pas été livrée à La Haye comme son époux car la justice ivoirienne a aussi engagé des poursuites à son encontre dès son arrestation, en dehors de celles de la juridiction internationale. Jugée et condamnée à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État en 2015, c’est en août 2018 que Simone GBAGBO sera libérée, grâce à une amnistie de la part du Président Alassane Ouattara à la veille du jour de la fête de l’indépendance, au nom de la réconciliation. Au lieu de 20 ans, elle en a passé 07 derrière les barreaux. 

Après 07 ans de prison, l’ex-première dame a dû attendre presque 03 ans avant de voir la levée du mandat d’arrêt de la CPI contre elle. La décision a été prise le 19 juillet et rendue publique 10 jours après, c’est-à-dire le 29 juillet 2021. 

Avec cette nouvelle, le couple GBAGBO est totalement libre et blanchi de cette affaire de crimes contre l’humanité. 

Il est a rappelé que Simone GBAGBO et son époux Laurent GBAGBO avaient été arrêtés le 11 Avril 2011 dans leur bunker à Cocody, commune où le couple présidentiel logeait, suite à des jours d’affrontement avec l’armée de son adversaire politique de l’époque. Cette arrestation avait mis fin à la crise post-électorale démarrée en 2010.  

Mohamed FOFANA/Malionline 

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