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dimanche 25 octobre 2020
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Côte d’Ivoire : Marcel Amon Tanoh crache son venin « N’ayez pas peur… dites-lui de libérer notre pays et de nous le rendre. »

Marcel Amon-Tanoh, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Côte d'Ivoire, à Paris, le 4 juillet 2019. © © Vincent FOURNIER/JA

Marcel Amon Tanoh a officiellement rejoint le camp de l’opposition ivoirienne. L’ex-ministre des affaires étrangères a en effet présenté sa démission du gouvernement à la suite de la désignation d’Amadou Gon Coulibaly en tant que candidat du RHDP à l’élection présidentielle de 2020. Plusieurs leaders de l’opposition ivoirienne se sont succédés au pupitre, ce samedi 10 octobre 2020 au stade FHB accentuer la pression sur le régime Ouattara. Marcel Amon Tanoh pour sa part a appelé le chef de l’Etat à quitter le pouvoir. 

Répondant à l’appel de formations politiques majeures de l’opposition, l’ex-chef de cabinet d’Alassane Ouattara était bel et bien présent, ce jour au stade FHB pour lancer des appels hostiles à ses anciens compagnons du camp présidentiel. Faisant sein le mot d’ordre de désobéissance civile lancé lors d’une rencontre à la maison du PDCI-RDA, dans son intervention , l’ex-ministre ivoirien des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, a affirmé ce samedi à Abidjan que les opposants sont « prêts à mourir pour libérer » la Côte d’Ivoire de la « dictature » du président Alassane Ouattara, au cours d’un meeting de protestation contre la candidature de ce dernier pour un troisième mandat.

« N’ayez pas peur. Nous sommes prêts à mourir pour libérer notre pays de la dictature d’Alassane Ouattara (et) nous ne reculerons plus devant rien. Nous en avons marre », a lâché M. Amon-Tanoh sous des acclamations nourries, devant des milliers de militants de l’opposition au stade Félix Houphouët-Boigny. Soutenant « qu’aucun Ivoirien ne ferait à ses frères ce qu’Alassane Ouattara fait » à ses concitoyens, à savoir prendre la « Côte d’Ivoire en otage », il a ajouté: « dites-lui de libérer notre pays et de nous le rendre »

Grand collaborateur et ami de longue date d’Alassane Ouattara jusqu’à sa démission de son poste de ministre des Affaires étrangères en mars, M. Amon-Tanoh a vu son dossier de candidature à la présidentielle du 31 octobre rejeté, faute de parrainages suffisants selon le Conseil constitutionnel. 

Par ailleurs de son coté en voulant atteindre Amon Tano, leur ex-allié, Bacongo étale Alassane Ouattara à propos de son fameux certificat de nationalité frauduleux de 1999 délivré par le juge de Dimbokro, Zoro Bi Ballo Épiphane. Voilà trois éléments de fraude et de faux. 
1 / Le certificat de nationalité s’établit au lieu de résidence. C’est différent du casier judiciaire. Ouattara résidait à Abidjan. Il a préféré aller à Dimbokro. 
2 / Ouattara a pu donner une carte nationale d’identité ivoirienne de son père (décédé et enterré à Sindou au Burkina Faso). Sachons que son père Dramane Ouattara, commerçant à Dimbokro a quitté la Côte d’Ivoire pour aller occuper des fonctions de chef de tribu en Haute Volta, juste après les événements tragiques de Dimbokro entre 1949 et 1951. L’État ivoirien n’existait pas. Où a-t-il eu sa CNI. C/ Enfin pour obtenir ce certificat (c’est prouvé), Ouattara a déboursé 50.000.000 F (50 millions) pour une pièce qui coûtait à peine 1000 F à l’époque.

Hervé N’depo/ Mali-Online

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