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Crime rituel au Mali : 9ème décapitation dans la localité de Fana

Aperçu de la ville de Fana ( image d'archives ).

Une fois de plus, un crime odieux s’est produit dans la localité de FANA, une ville située à 120 km de la capitale Bamako. Des élections présidentielles  de 2018  à ce jour, c’est la 9ème tête  qu’on  y coupe  nuitamment. C’est très tôt le matin, mercredi 4 novembre, jour de célébration du Maouloud, qu’un corps sans vie y a été découvert.  

Selon les informations, les hommes de sécurité avaient déjà emporté le corps. Il s’agit d’un homme vivant seul dans sa maison, dans le quartier  Badialan. La maison n’était pas loin de la route de Beleco, située à droite du goudron qui divise la ville en deux  vers Ségou dans cette localité. La victime avait fermé la porte de sa chambre à clé, ce qui n’a pas empêché les tueurs à commettre leur forfait. Ils semblent être de vrais professionnels du crime qui ne ratent pas leur coup, ne commettent jamais d’erreurs et ne laissent jamais derrière eux d’indices, des traces susceptibles de les identifier. 

Il faut le souligner, le Mali fait partie de ces pays où l’obscurantisme et le charlatanisme a pris une proportion très inquiétante. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter nos radios privées ou de proximité qui diffusent à longueur de journée des messages indécents et révoltants de toutes sortes de charlatans et d’escrocs et cela sous le nez et la barbe de nos autorités, des pouvoirs publics et de la société civile. Ils agissent en illégalité, trompent et escroquent en outrance et à ciel ouvert. Ils sont pour la plupart de véritables malfrats qui spolient nos concitoyens de leurs biens sous couvert d’une connaissance occulte ou divine. Ces charlatans, criminels en puissance ont comme victimes préférées quatre couches de notre société : les politiciens, les plus démunis, les jeunes innocents vivant la période d’adolescence et nos femmes.
D’autant plus pour des autorités qui apparaissaient aux yeux des populations comme très laxistes voire  même complices. Du coup, les soupçons de complicité remontent  jusqu’à Bamako qui ne lève pas le petit doigt non plus.
Les populations de Fana  n’arrivent plus à dormir  la nuit depuis  2018, elles se barricadent  une fois la nuit tombée.  C’est la peur généralisée qui y règne.  Il n’y a pas de patrouilles la nuit, pas d’éclairages public dans les lieux où les crimes sont commis et pas d’enquêtes non plus. Des présumés suspects ont certes été  arrêtés et écroués. Ils croupissent depuis en taule mais n’ont pas été présentés au juge.

Les populations de Fana sont abandonnées à leur sort. Et on leur   interdit de chercher à élucider  l’énigme par leurs propres moyens.  Jusqu’à quand va durer cette situation insoutenable pour de dizaines  de milliers d’innocents? Des enquêtes sont toujours ouvertes mais sans toutefois données de résultats. 

Une ville qui fait désormais peur, à l’instar de la plupart des découvertes des macchabées mutilés (les victimes sont décapitées et leurs corps vidés de sang). 

Le 13 mai 2018, la fillette Ramata avait été arrachée à sa maman entre 3h et 4h du matin, pour être finalement retrouvée dans la même posture. Une situation qui inquiète, certes, mais interpelle de nos jours. Au centre pendant que l’extrémisme violent bat son plein, à l’entrée de la capitale, Fana et ses habitants restent depuis mars 2017, sous le choc d’une spirale de tueries sans précédent.

Hervé N’depo/Mali-Online

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