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Crise au sein de l’URD : Vers un Congrès extraordinaire le 16 janvier prochain.

Pr Salikou Sanogo, premier vice-présidentde l’URD rendant un dernier hommage à Soumaïla Cissé, le 1er janvier 2021.(image d'illustration)

Réunis, ce mercredi 29 décembre 2021, au Palais de la Culture de Bamako, 154 membres du Bureau exécutif national (BEN) de l’Union pour la République et la démocratie (URD) ont demandé la tenue d’un Congrès extraordinaire du parti le 16 janvier 2022.

Selon la 3è vice-présidente de l’URD, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, qui présidait ladite réunion, « l’objectif de la rencontre d’hier, qui a réuni 154 sur 267 des membres du BEN-URD, était de statuer sur les modalités pratiques et particulières d’organisation d’un Congrès extraordinaire de l’URD prévu pour se tenir le dimanche 16 Janvier 2022 au Palais de la Culture de Bamako ». Aussi, indique-t-elle, « cette rencontre se veut un nouveau tournant pour mettre fin à la crise au sein du parti. Cette réunion prépare le congrès. Le poste du président du parti étant vacant, rien ne nous empêche de le remplacer. Nous ne le faisons pas de gaieté de cœur ».

Quant au président des jeunes de l’URD, Abdramane Diarra, il a précisé que le Procès-verbal approuvé par la Cour d’appel de Bamako comporte 180 signatures des membres du BEN-URD pour la pétition de convocation du Congrès.
Pour sa part, le porte-parole des signataires de la pétition pour un Congrès extraordinaire de l’URD, Kalilou Samaké, a fait savoir que les dispositions contenues les Statuts et règlement du parti, leur autorisent à organiser cette réunion.
« Tout ce qui est ordinaire doit être convoqué par le président du parti, confère l’article 13 des statuts. En l’absence de feu Soumaila Cissé, c’est le vice-président qui peut convoquer le Congrès extraordinaire. Mais, le Congrès extraordinaire est convoqué par les 2/3 du BEN, selon l’article 58 du Règlement intérieur. Nous avons les 2/3 des membres du BEN, donc c’est nous qui décidons quand le Congrès extraordinaire se tiendra parce que nous ne sommes pas en porte à faux avec les textes du parti », a expliqué Kalilou Samaké.

Il faut rappeler que dans une correspondance du 23 décembre 2021 adressée par voie judiciaire, au premier Vice-président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), président par intérim du Bureau exécutif national, les 2/3 des membres du Bureau exigent la convocation d’un Congrès extraordinaire du parti.
« Un intérim, qui est une situation provisoire, ne peut s’inscrire dans la durée sans risque de constituer une cause de dysfonctionnement et de perte de légitimité des organes dirigeants. Cette situation provisoire de présidence par intérim du parti ne peut donc perdurer au mépris des statuts et de la légalité, qui commandent la convocation de réunions statutaires en vue du renouvellement et/ou de la désignation de nouveaux membres dirigeants, et, plus spécifiquement, pourvoir au poste de président statutaire du Parti laissé vacant par le décès du président Soumaila Cissé », déclarent les signataires dans leur correspondance.

Le camp du président intérimaire, Pr Salikou Sanogo, a rejeté cette proposition d’aller au Congrès extraordinaire. Dans une lettre adressée au Directeur du Palais de la Culture, le Secrétaire général du parti, Daouda Touré, ne se reconnaît pas dans cette réunion au nom de l’URD. « Nous avons appris à travers les réseaux sociaux que la direction de l’URD tiendra une réunion, le mercredi dans la salle de 200 places. Je vous informe que la direction du parti URD n’a planifié aucune réunion à cette date dans vos installations. Partant de ce qui précède, je vous demande de ne pas donner suite à cette demande de salle pour une réunion au nom de l’URD », renchérit la correspondance.

Issa Diallo

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