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Crise sociopolitique au Mali : le ministre de la justice Me Kassoum Tapo « Je suis avocat, je ne suis pas répressif et je n’ai ordonné aucune répression contre qui que ce soit »

A la faveur d’un point de presse qu’il a animé ce lundi 10 aout 2020 au CICB, le ministre de la juste et des droits de l’homme, garde sceaux, Me Kassoum Tapo a expliqué la portée des cérémonies relatives à la prestation de serments des conseillers de la Cour Constitutionnelle et l’installation des membres de la cour suprême. Par la même occasion, Me Tapo s’est prononcé sur les enquêtes sur les évènements des 10, 11 et jours suivants du mois de juillet dernier ayant engendré des dégâts matériels et des pertes en vies humaines tout en assurant les maliens sur la situation des responsabilités. Profitant de l’occasion, Me Tapo a nié toute information faisant de lui une personne répressive. 

Dans ses propos liminaires, le ministre de la justice a levé le coin de voile la nomination des 9 membres de la Cour Constitutionnelle conformément aux recommandationsde la CEDEAO. Selon lui, les 3 membres du président de la république ont été désignés  parmi les 6 proposés par la société civile. Ce fût également le cas pour le président de l’assemblée nationale qui a laissé le soin au bureau de l’assemblée nationale, ainsi de suite. Toutefois,  il dira que c’est une Cour constituée d’hommes et de femmes de qualité qui feront sortir le Mali de la crise. Car ils devraient examiner le contentieux électoral et prendre leur décision. 

Par ailleurs, il a évoqué les enquêtes en cours sur les conséquences de la désobéissance civile du M5-RFP. A cet effet, il dit avoir consulté la MINUSMA qui aurait ouvert une enquête « Ces évènements tragiques ne sont pas négligées, le enquêtes sont en cours et les rentabilités seront situées. Ceux qui ont commis des erreurs en répondront », a-t-il déclaré. 

Parlant des reproches dont il subit, Me Tapo dira en ces termes : « Je suis avocat  je ne suis pas répressif. Et je n’ai ordonné aucune répression contre qui que ce soit. D’ailleurs j’ai instruit a ce qu’on juge les présumés auteurs de fautes au lieu de les garder sous mandat de dépôt ». 

Adama Coulibaly 

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