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Emmanuel Macron en Mauritanie le 30 juin pour le sommet du G5 Sahel

Le président français, Emmanuel Macron, participe à un sommet du G5 Sahel, au côté du président malien Ibrahim Boubacar Keita (à droite) et du président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz. AFP/Christophe Archambault

Emmanuel Macron se rendra mardi à Nouakchott pour participer à un sommet du G5 Sahel afin de faire le point sur la lutte antijihadiste dans cette région où sont déployés plus de 5 000 soldats français.

Cette réunion du G5 Sahel dans la capitale mauritanienne se tiendra six mois après le sommet de Pau (Sud-Ouest de la France) où avait été décidé d’intensifier la lutte antijihadiste dans un contexte de dégradation généralisée de la situation sécuritaire des pays sahéliens. Le chef de l’État français fera l’aller-retour dans la journée depuis Paris pour s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), ainsi qu’avec le président de la Commission de l’Union africaine et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie.

Il était initialement prévu qu’Emmanuel Macron face un détour par Dakar pour rencontrer son homologue sénégalais, mais en raison de la mise « en quarantaine » du président Macky Sall, qui a été en contact avec une personne atteinte par le Covid-19, la rencontre a été annulée (Macky Sall lui-même a été testé négatif).

Visioconférence des pays de la coalition pour le Sahel
Après cet échange à huis-clos, les six dirigeants se réuniront en visioconférence avec « plusieurs chefs d’État et de gouvernement de pays et d’organisations membres de la coalition pour le Sahel », dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a précisé l’Élysée.

La situation sécuritaire est précaire, avec des attaques jihadistes récurrentes et des violences intercommunautaires qui ont fait 4 000 morts en 2019, cinq fois plus qu’en 2016 selon l’ONU. Six mois après le sommet de Pau, « la situation sécuritaire s’améliore » mais « reste profondément fragile », a récemment résumé la ministre française des Armées, Florence Parly.

Source: jeune Afrique

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