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Escalade entre le MALI et la CEDEAO : Après l’émotion, place à la raison

Manfiestation à Bamako contre les sanctions d ela CEDEAO, vendredi 14 janvier 2022.

Une semaine après les sanctions imposées au Mali, l’heure est à l’apaisement entre la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les autorités maliennes. Et pour cause : « La CEDEAO reste disponible pour accompagner le Mali pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections crédibles dans un délai raisonnable et réaliste », a annoncé l’institution sous régionale sur ses réseaux sociaux, le dimanche 16 janvier 2022.

24 heures plutôt, le président de la Commission de la CEDEAO, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, avait précisé́ que « les sanctions imposées par la CEDEAO au Mali visent avant tout les autorités militaires de la Transition qui ne veulent pas organiser pendant plus de 5ans les élections qui auraient permis au peuple malien de choisir démocratiquement ses dirigeants ». Et de poursuivre : « Dans l’intérêt des populations, les produits essentiels (produits alimentaires, médicaments, équipements de lutte contre COVID, électricité́, produits pétroliers…) ne sont pas concernés par ces sanctions et continueront à être importés au Mali ».

Du coté des autorités maliennes, le ton est également modéré, depuis quelques jours. Après le président de la Transition, Colonel Assimi Goita, le lundi 10 janvier 2022, c’est le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, qui a réaffirmé, le samedi de15 janvier 2022, sur la télévision nationale, la volonté des autorités maliennes d’engager un dialogue avec la CEDEAO.

« Pour nous, la CEDEAO reste une organisation frère. Les responsables de la CEDEAO pour lesquels nous avons le plus grand respect, nous allons obligatoirement nous retrouver avec eux. Ce qui s’est passé là, moi, je le considère comme une brouille dans une famille. Ça va arriver. Mais on n’a pas d’autres choix, en tout cas, pour ce qui nous concerne, que d’aller vers la CEDEAO », a-t-il souligné. Avant d’ajouter : « Maintenant ce que nous ne pouvons pas négocier, c’est de nous dire : ne faites pas les réformes, organisez seulement les élections. Avec qui ? Pour faire quoi ? Ça, nous ne pouvons pas le négocier. Le peuple malien ne l’acceptera pas ».

Pour rappel, le dimanche le 9 janvier 2022, à l’issue de son sommet à Accra, la CEDEAO a pris de lourdes sanctions contre le Mali, qui sont : la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; le rappel du Mali des ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO ; la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO.

Issa Diallo

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