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« Face à l’urgence et la priorité, le choix est tout fait. Chasser la France, c’est cela l’urgence » : Le collectif « YEREWOLO » debout les remparts ne se ravise pas !

Adama Ben Diarra et Kemi Seba lors de la Conférence de presse du mouvement "YEREWOLO" débout sur les remparts suite à la repression de leur rassemblement du 20 janvier 2021 par les forces de l'ordre.

De plus en plus décriée, la présence des forces françaises aux côtés des FAMA divise l’opinion malienne. Le pan de la population qui conteste cette coopération élit gite dans le collectif « YEREWOLO » debout sur les remparts, lequel a vu sa manifestation dispersée par les forces de l’ordre le 20 janvier. La raison évoquée par les autoritaires est d’ordre sanitaire. C’est à la suite de la répression de leur mobilisation qu’ils ont organisé une conférence de presse et l’information culminante a été :  leur sortie prochaine le 26 Mars.

« En nous interdisant ils pensaient nous mettre à terre. Mais, en nous interdisant ils n’ont fait que donner plus de consistance à ce combat, parce qu’on n’interdit que ce qui est dangereux contre les leaders du néocolonialisme » a laissé entendre Kemi SEBA, président de l’ONG « Urgences panafricanistes » venu avec d’autres gilets jaunes en renforts. À en croire les conférenciers, les raisons avancées par les autorités ne sont que prétexte, car, s’il y a une maladie qui tue le plus les africains, ce serait la « Françafrique » renchérit-il.

En outre, concernant la diversification de la coopération militaire, allusion toute faite à la Russie, Kemi SEBA dira que « Certains d’entre nous pensent que si nous faisons partir la France, devions appeler la Russie. J’insiste sur un point, oui nous devons par tous les moyens à notre disposition chasser la présence française parce que sa présence est un crime contre l’humanité sur le sol africain, c’est une réalité. Mais, je dis que si nous faisons venir des partenaires, nous devons avoir un calendrier précis avec un début et une fin parce que l’Afrique ne doit plus jamais être colonisée par personne sur cette terre. Modibo KEITA ne s’est pas levé pour que notre terrain soit un parc d’attraction pour les puissances étrangères »

Par ailleurs, pour Ben le cerveau, leader du collectif et membre du CNT, l’heure sied plus que jamais à la réhabilitation de l’histoire. Il regrette, cependant, qu’il soit enseigné toujours à l’école que l’armée malienne fut créée le 20 janvier 1961. Cette date, pour Ben le cerveau, correspondrait au départ de l’armée française. « Le 20 janvier 1961, Modibo KEITA s’est adressé aux corps diplomatiques demandant aux forces françaises d’évacuer les camps de Kati, de Tessalit… C’est cela vérité » déclare-t-il. Quant à la répression de la manifestation du 20 janvier 2021, le collectif ne compte pas courber l’échine, le leader du collectif dira qu’une victoire, c’en était une, parce que « la plus belle des victoires est celle qu’on rapporte sans jamais se battre » affirme Ben le Cerveau. 

Les conférenciers du jour ont, enfin, promis une grande mobilisation le 26 Mars prochain et lancent un ultimatum à l’ambassade de la France au Mali. « Il vous reste quelques semaines encore, mais, votre départ arrivera si c’est nécessaire pour que l’Afrique puisse avoir sa souveraineté » lance Kemi SEBA.        

KAMANA/Mali-Online

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