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Frappe aérienne à Bounti : L’armée malienne confirme la version de la force Barkhane

Des soldats français préparent un hélicoptère Tigre pour le combat le 1er aout 2019 (image d'illustration).

Dans un communiqué publié hier le ministère de la Défense et des Anciens combattants du Mali a confirmé la version de la force française Barkhane sur la frappe aérienne à Bounti dans le cercle de Douentza. 

Depuis quatre jours la polémique enfle sur les réseaux sociaux et dans les médias autour d’une frappe aérienne dans le village de Bounti situé dans le cercle de Douentza. Si pour l’armée française, la frappe aérienne a permis la neutralisation des dizaines de djihadistes, pour certains villageois, il s’agit d’une bavure qui a fait des victimes civiles lors d’un mariage. 

Devant cette confusion, le ministère de la Défense et des Anciens combattants du Mali est sorti de son silence en confirmant la version de l’état-major des armées françaises. 

Selon un communiqué publié le jeudi 7 janvier 2021, une opération conjointe des FAMa, Barkhane, les forces conjointes du G5 sahel dénommée « éclipse » en cours dans la zone des trois frontières afin de neutraliser les groupes armés terroristes a observé « les mouvements individuels, suivis de regroupements d’une cinquantaine d’individus, le dimanche 3 janvier 202. Ce regroupement ne comprenait ni femme, ni enfant avant par suite être complété par un motocycliste armé et un véhicule pick-up ».  

Aux dires de l’armée, « Aux environs de trois heures, ces éléments de la Katiba Serma, vêtus de la même façon, ont formé trois groupes. Ces groupements de combattants, principaux auteurs d’attaques et de pose d’engins explosifs improvisés sur la RN6, principalement entre Douentza et Hombori ont été qualifiés d’objet militaire et l’intervention militaire a été sollicitée par le poste de commandement conjoint>> avant d’ajouter que << les images d’observation et de surveillance des frappes aériennes effectuées par un mirage 2000 sur ledit objet ont fait un bilan d’une trentaine de terroristes neutralisés. Un groupe de villageois et des hommes armés en motos et en pick-up sont arrivés sur le site et ont procédé à l’inhumation des morts >> 

L’armée malienne réfute ainsi la thèse selon laquelle des civiles auraient été tués lors d’un mariage en déclarant que : « l’environnement observé n’a montré ni scène de mariage, ni enfants ou femmes. Tous les renseignements recueillis en direct justifiaient que les cibles neutralisées étaient des objectifs militaires ».

Issa Diallo

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