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Front social : Les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 menacent de boycotter les examens de fin d’année.

Les syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 à la maison des enseignants lors d'une conférence de presse, septembre 2020. (Photo d’illustration)

Trois semaines après leur rencontre avec les autorités où le Premier ministre, Dr Choguel MAÏGA, le Ministre de l’Éducation nationale ainsi que celui du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social étaient venus leur expliquer les raisons de la loi adoptée relative à l’unification de la grille salariale qu’ils n’ont pas acceptée, les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 sont sur le pied de guerre au regard de leur dernier préavis de grève adressé au Ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social, le vendredi 23 juillet 2021. 

Après avoir affirmé leur refus concernant l’unification de la grille salariale et rappelé leur attachement à leurs acquis syndicaux, Ousmane ALMOUDOU et ses camarades passent à la vitesse supérieure. Cette fois-ci, ils ne se contenteront pas de bloquer uniquement les notes. Des boycotts visant les épreuves anticipées et examens de fin d’année sont prévus. 

« 288 heures de grève avec rétention des notes, boycott des épreuves anticipées et boycott des examens de fin d’année », voici l’objet du préavis publié il y a quelques jours. 

Même si les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 sont ouverts au dialogue comme ils l’ont rappelé eux-mêmes, il faut préciser que le ton et les mots ont également changé de leur côté comme en témoigne ces quelques lignes du préavis, « Nous, syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC, COSES), exigeons : L’application immédiate de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, Portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale. » 

Si leur exigence n’est pas prise en compte par le gouvernement, la grève démarrera le lundi 09 août pour une durée de 12 jours avec effet immédiat de la rétention des notes ainsi que du boycott des épreuves anticipées et examens de fin d’année. 

Avec ces menaces de boycotts à l’horizon, si les autorités ne réagissent pas, l’année scolaire qui malgré tous les événements d’instabilité que le pays a connus, a tenu le coup risque de connaitre une fin amère. 

Mohamed FOFANA/Malionline 

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