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Hamidou Sampy, Journaliste et communicant à propos des sanctions contre le Mali : « La levée devient impérative car bourreau et victime en pâtissent »

Hamidou SAMPY, journaliste-communicant, Président de CREACOM AFRIQUE.

A trois jours du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prévu à Accra, les Maliens espèrent une levée des sanctions, qui frappent leur pays depuis près de 5 mois. Dans une publication sur les réseaux sociaux, hier mercredi 1er juin 2022, le journaliste et communicant, Hamidou Sampy, affirme qu’il est impératif de lever les sanctions de la CEDEAO, car « bourreau et victime en pâtissent ».

Les Maliens fondent beaucoup d’espoir sur le prochain sommet extraordinaire de la CEDEAO qui aura lieu le 4 juin 2022, à Accra, dans la capitale ghanéenne.
Selon Hamidou Sampy, journaliste et communicant, la CEDEAO fonctionne tels les maillons d’une chaîne, « et disons-le sans ambages », un seul maillon affecté arrêtera inéluctablement le moteur.
« Aujourd’hui, le Mali souffre, mais c’est toute la CEDEAO qui gémit. Les calculs d’éminents économistes n’ayant pas inclus la résilience des populations, sont aujourd’hui faussés. L’enseignement à tirer de ces sanctions illégales imposées au Mali devra être l’utilisation judicieuse de l’aide au développement ou sa réorganisation pour impacter les populations parce qu’on a pu tenir sans cette prétendue bouffée d’oxygène », conseille-t-il.

Toutefois, explique Hamidou Sampy, en ce qui concerne les sanctions, « la levée devient impérative car bourreau et victime en pâtissent. Quoique nous ayons révélé au monde entier notre capacité inouïe de résilience, force est de reconnaitre que la ligne rouge n’est loin d’être franchie. Nous disons halte aux sanctions ».
Il appelle les autorités maliennes et la CEDEAO à mettre aussi balle à terre en ajoutant « l’heure des concessions mutuelles a sonné. Fumons le calumet, chacun sait d’ores et déjà de quoi est capable l’autre. Aujourd’hui c’est possible demain ce serait trop tard ».

Pour rappel, le jeudi dernier, lors de l’ouverture du 22e Forum de Bamako, l’influent imam Mahmoud Dicko a laissé éclater sa colère en déclarant : « Le peuple malien est pris en otage par des gouvernants arrogants, je le dis bien arrogants, et la communauté internationale par leur orgueil pensent qu’on doit rester dans cette situation, mourir à petit feu, assailli par la famine, par l’insécurité, par le djihadisme qu’on n’arrive pas à contrôler. On ne cherche pas une solution. La communauté internationale est dans son orgueil. Nous, nous sommes dans notre arrogance et le peuple est en train de mourir ».

Aussi, depuis le dimanche le 9 janvier 2022, à l’issue de son sommet à Accra, la CEDEAO a pris de lourdes sanctions contre le Mali, qui sont : la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le rappel du Mali des ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO, la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO.

Source: L’ Indicateur du Renouveau

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