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J. Peter Pham, envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel en Afrique : « Nous ne soutiendrons pas des forces armées, qui violent les droits de l’Homme »

J. Peter Pham, en 2014. Capture d'écran Public Broadcast Service

En vue d’exprimer la position de son pays sur les récentes élections et d’autres sujets, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel en Afrique, J. Peter Pham a animé, le mardi 5 janvier 2021, un point de presse numérique. 

L’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel en Afrique, J. Peter Pham a salué « les progrès démocratiques dans la région du Sahel à travers l’organisation des élections au Ghana, au Burkina Faso et au Niger. Nous encourageons ceux qui contestent les résultats des élections à saisir les structures judiciaires prévues dans la constitution ».

Interrogé sur les accusations de violation des droits de l’Homme contre les forces armées de certains pays du Sahel, J. Peter Pham a exprimé la position ferme de son pays sur ce sujet. « Aucune des forces qui reçoivent notre aide n’a été impliquée dans des actes de violation des droits de l’Homme. Nous prenons très au sérieux les accusations de violation des droits de l’homme au Mali, au Burkina et au Niger. C’est dans l’intérêt des pays du Sahel d’enquêter sur ces allégations et punir les coupables. Nous ne soutiendrons pas des forces armées, qui violent les droits de l’Homme », ajoute J. Peter Pham.

Aux dires de l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel en Afrique, « la lutte contre le terrorisme est une priorité du gouvernement américain. Mais la sécurité doit aller de pair avec l’aide humanitaire, la santé et l’aide au développement. Nous soutenons fermement le G5 Sahel. Les Etats-Unis sont le premier partenaire du G5-Sahel en termes d’équipement et de renseignement. Mais il n’y a pas de solution militaire rapide. La violence est un symptôme, elle n’est pas la maladie elle-même. Nous devons nous attaquer aux vraies causes du mal pour contrer l’extrémisme violent sur le long terme. C’est pourquoi en 2019 les Etats-Unis ont accordé des millions de dollars dans l’aide humanitaire, la santé, l’aide au développement et la sécurité ».

Les forces armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont souvent accusées de violation des droits de l’Homme par les rapports de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Issa Diallo 

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