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Justice au Mali : Les camarades de lutte d’Oumar Mariko réclament sa libération

Dr Oumar MARIKO, président du SADI en juin 2021 à Bamako. Illustration

Les camarades de luttes estudiantine et politique de Dr. Oumar Mariko, président du parti SADI, en détention depuis le 7 décembre dernier, réunis au sein du Collectif de défense des acquis démocratiques (CODEF-AD), s’engagent pour sa libération. C’était à la faveur d’une conférence de presse que ledit Collectif, créé pour la circonstance, a organisée, le samedi 18 décembre 2021.

Ces anciens leaders estudiantins, organisés au sein de ce Collectif, dirigé par un ami de lutte de Dr. Mariko, en l’occurrence Djiguiba Kéita, réclament sa libération.
En effet, le Collectif de défense des acquis démocratiques (CODEF-AD) sollicite la très forte mobilisation de l’ensemble des acteurs politiques et défenseurs des valeurs démocratiques afin de libérer Oumar Mariko qui, selon lui, reste un détenu politique.

Pour ce faire, il a été créé un Comité de crise pour sa libération qui a été vite transformé en Collectif. Ainsi, réunis en Assemblée générale, le 15 décembre 2021, les camarades de lutte d’Oumar Mariko qui se disent épris de justice, de paix et de démocratie, s’opposant à toute instrumentation de l’appareil judiciaire, ont décidé de mettre en placé ledit Collectif.

Pour les membres de ce collectif, Oumar Mariko, de par son engagement politique et pour son combat contre l’injustice, doit être soutenu par l’ensemble des Maliens.

Ainsi, pour les initiateurs de ce Collectif, « défendre Oumar Mariko, c’est défendre le Mali démocratique, le Mali de la révolution du 26-Mars ».
En tout cas, pour Djiguiba Kéita dit PPR, secrétaire général du PARENA, ancien leaders estudiantin, le premier objectif du Collectif est de « faire libérer leur camarade Oumar Mariko du complot qui l’a mis en prison ».

Dans une déclaration, le CODEF-AD a dénoncé les propos du Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga contre la mémoire des martyrs de la révolution du 26-Mars 1991. Lesquels propos sont à la base de cette réaction d’Oumar Mariko.
Pour eux, ces propos sont une tentative de saper la résistance du peuple ou même une tentative de sabotage des acquis du Mouvement Démocratique et Populaire de mars 91.

Selon le collectif, en répondant à Choguel Kokalla Maïga, « Oumar Mariko n’a fait que défendre la Constitution du Mali, fruit sans doute de l’acquisition de la démocratie au Mali ».
En attendant, la réaction des autorités judiciaires, Dr. Oumar Mariko, qui jouit désormais du soutien de ses anciens camarades de lutte pour sa libération, est pour le moment en prison, et son jugement, il faut le rappeler, est prévu jusqu’au 7 février prochain.

Placé sous mandat de dépôt par le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV en début de ce mois, Le président du parti SADI, Dr. Oumar Mariko, est inculpé pour injures grossières à l’encontre du Premier ministre Dr. Choguel K. Maïga sur instruction du Substitut du Procureur de la Commune IV, M. Tounkara.
Le Collectif de défense des acquis démocratiques (CODEF-AD) pourra-t-il lui faire au moins bénéficier d’une liberté provisoire, à défaut de pouvoir le faire libérer avant son procès ?

Issa Diallo

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