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Le M5 RFP face à la CEDEAO : « L’engagement partagé d’instaurer au Mali une Transition civile est violée …»

Rencontre entre la délégation de la CEDEAO et le M5-RFP, Jeudi 19 Juin 2020.(illustration)

Le M5 RFP, un mouvement qui a contribué à l’éviction du président IBK ayant abouti à la transition dirigée par une junte militaire, fait le point de la situation à la CEDEAO. C’est dans le cadre de la première mission de suivi de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest au Mali, après la prestation du serment du président de la transition que le M5 RFP expose son point de vue sur la situation dans le pays.

Avec en sa tête, l’ancien président nigérian Goodluck JONNATHAN, chef de la mission de médiation au Mali, une délégation de la CEDEAO a atterri à Bamako ce lundi 11 janvier 2021. Une occasion pour le Mouvement du 5 juin d’exposer son impression sur le déroulement de la transition à cette délégation venue  s’imprégner de l’avancement de la période transitoire au Mali.

D’un œil sceptique , les partis membres du Mouvement par la voix de son porte-parole Dr Choguel K MAIGA, décrypte la situation. « Le Président de la Transition est un Colonel-major à la retraite qui ne détient pas la réalité du pouvoir, les véritables leviers du pouvoir sont détenus par le Vice-président de la Transition, un militaire chef de la Junte ; le Président du Conseil National de la Transition ( CNT ) est un militaire membre de la Junte ; tous les membres du CNT ont été nommés par le Vice-président de la Transition en violation flagrante et dans le mépris total des décrets sur la mise en place de l’organe et de la Charte de la Transition… » Sont entre autres des points soulevés par le mouvement sur «  la violation de l’engagement d’instaurer une transition civile au Mali ».

En outre le mouvement met l’accent « les arrestations extrajudiciaires qui se généralisent et qui sont inacceptables dans un Etat de droit nonobstant la présentation ultérieure des personnes enlevées devant les autorités judiciaires ».

Selon le mouvement, tout laisse à croire que « les autorités de la Transition veulent organiser une cession du pouvoir après une parodie d’élection ». c’est d’ailleurs l’explication de l’accaparement du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, géré par un militaire, de certaines prérogatives de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de la Délégation Générale aux Elections (DGE). 

 Pour conclure le Mouvement du 05  juin estime « qu’un acte formel de dissolution du CNSP doit intervenir sans délai ».

Abdoulaye Konimba KONATE

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