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Le Président ghanéen hier à Bamako : Une visite-éclair sans déclaration officielle

Le colonel Assimi Goïta, président de la transition a accueilli hier Nana Akufo Addo, président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO.(image d'archives)

Le Chef de l’Etat ghanéen, Nana Dankwa Akufo-Addo, président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a effectué, hier dimanche 17 octobre 2021, une visite de travail de quelques heures au Mali au cours de laquelle, il a eu un tête-tête avec le président de la Transition, Colonel Assimi Goita. A la suite de leur entretien, aucune déclaration officielle a été faite.

Pour cette visite de travail au Mali, le président ghanéen était accompagné par le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, Goodluck Jonathan.
Les mêmes sources précisent que le Président Nana Dankwa Akufo Addo a eu un entretien en tête à tête avec le président de la Transition, colonel Assimi Goita au Palais de Koulouba avant une séance de travail élargie à d’autres personnalités des deux parties. Mais rien n’a filtré de cette rencontre.

Une chose est sure, les autorités maliennes et la CEDEAO ne sont pas sur la même longueur d’onde par rapport au respect du délai de la Transition. Pour preuve, le gouvernement malien a fait savoir à plusieurs reprises sa volonté de repousser de quelques mois les élections. Ce qui ne semble pas de l’avis de l’organisation sous régionale.
Pour rappel, cette visite du président ghanéen s’inscrit dans le cadre du suivi de l’application des résolutions et recommandations du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu à Accra du 16 septembre 2021.

En effet, à Accra, l’organisation sous régionale avait exprimé leurs vives préoccupations par rapport à la lenteur dans la préparation des élections prévues pour fin février 2022 dans notre pays ; réitèré sa demande pour le respect strict du calendrier de la Transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022.

« A cet effet, la Conférence demande aux autorités de la Transition de soumettre au plus tard à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022. Elle insiste que seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre », peut-on lire dans le communiqué de la CEDEAO en date du 16 septembre.

Au plan sécuritaire, la CEDEAO avait dénoncé fermement « la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et est très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région ».

Issa Diallo

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