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Lutte contre le terrorisme au Mali : Le départ unilatéral de la France de Kidal précipite le recrutement de Wagner

Des soldats de la mission Barkhane au cours de l'opération ayant permis la neutralisation d'un autre chef d'AQMI, Abdelmalek Droukdel, dans le Sahel au nord du Mali, le 11 juin 2020. defense.gouv.fr/operations(illustration)

Le départ de l’armée française de la région de Kidal précipite la préparation des responsables de Wagner pour venir soutenir le Mali dans sa lutte contre le terrorisme.

La force française Barkhane a commencé, mardi 13 octobre, son départ de la ville de Kidal, épicentre de la crise malienne.La France entend transférer la base de Kidal à la MINUSMA qui peine à instaurer la paix dans le septentrion à fortiori au Centre du pays. L’armée malienne, en partie absente ou séquestrée à Kidal, ne pourrait à elle seule faire face à des groupes terroristes.

Pour soutenir cette lutte, la hiérarchie militaire, apprend-on, est en train de multiplier des accords de coopération pour avoir d’autres partenaires dans son combat contre le terroriste. Ces démarches ont conduit les autorités maliennes vers la Russie et probablement avec un groupe de mercenaires, dénommé Wagner.Le départ de l’armée française de Kidal est en passe de précipiter l’arrivée de ce groupe.

Selon RFI, le groupe Wagner est en train de précipiter son recrutement pour le Mali. Il cherche, entre autres, des interprètes de langues françaises, des instructeurs paramédicaux, des chirurgiens, des médecins généralistes, des cuisiniers et des chauffeurs. Tous les spécialistes militaires seraient demandés, ajoute le site de RFI.

Il faut noter que cette démarche russe est soutenue par la tension entre Paris et Bamako, depuis le 25 septembre, lorsque le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, « d’abandon en plein vol ». Il s’agissait à travers ces propos du chef du gouvernement de justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner pour combler le vide laissé par la France dans le combat contre le terrorisme au Mali.Kidal, l’épicentre du terrorisme, ne compte que 400 militaires maliens.

Un effectif très faible pour mener à bien cette lutte implacable contre les djihadistes pour le retour de la paix au Mali. Wagner pourrait servir de soutien à l’armée malienne en termes de formations et de soutien logistique.

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