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Mali : Un journaliste français pris en otage à Gao

Le journaliste français Olivier Dubois pris en photo le 14 septembre 2020 à Nioro au Mali. AFP - MICHELE CATTANI

Après Sophie Pétronin, la France enregistre un nouvel otage au Mali. Il s’agit de François Dubois, journaliste indépendant travaillant pour Libération et Le Point. C’est un habitué du terrain malien, car il a travaillé pour Journal Du Mali où il a été rédacteur en chef. « Il pensait avoir un rendez-vous avec un commandant du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans Goa ville le 08 avril dernier, une fois à Gao ça ne s’est pas passé comme prévu donc il a quitté la ville. Depuis lors on n’avait pas de nouvelles de lui jusqu’à cette vidéo que j’ai reçue à l’aube de 21 secondes où il décline son identité et son statut d’otage » déclare Wassim Nasr, son confrère de Libération sur les antennes de France24. 

C’est dans une vidéo faite à partir d’un téléphone que François Dubois apparait sous une tente avec une apparence moins confortable où il affirme être otage du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affiliés à Al-Qaida. La vidéo ne fait que 21 secondes et on entend le journaliste dit : « Je m’appelle Olivier Dubois. Je suis français. Je suis journaliste. J’ai été kidnappé à Gao le 8 avril 2021Je m’adresse à ma famille, à mes amis, et aux autorités françaises pour qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me libérer ». 

Son confrère Wassim Nasr de Libération précise qu’entre le 08 avril jusqu’à maintenant ils avaient un doute. Ils ne savaient pas si c’était un rendez-vous ou un kidnapping, raison pour laquelle ils se sont abstenus de toute déclaration avant d’être mieux informés sur la situation. 

Semaine de la presse entachée 

Même si les acteurs de la presse malienne de manière unanime font tout pour que le domaine se porte mieux, certains faits indépendamment de leur volonté entachent sérieusement la corporation. Il s’agit entre autres des intimidations, bastonnades, enlèvements et même tueries parfois dont les journalistes sont victimes au Mali. Le cas François Dubois n’est qu’un de plus qui vient s’ajouter à une liste de journalistes enlevés qui ne cesse de s’accroitre. 

Pendant le lancement de la cérémonie d’ouverture de la semaine de la liberté de la presse le lundi 03 mai qui se déroulera jusqu’au vendredi 07 mai, le président de la maison de la presse, Bandiougou Danté a appelé les autorités actuelles à se pencher davantage sur le sujet d’enlèvement des journalistes. Les derniers cas de disparition de journaliste sont Birama Touré en 2016Hamadoun Nialibouly en 2020 et Moussa Dicko en 2021

Avec l’annonce de la prise en otage à Gao du journaliste français par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affiliés à Al-Qaida, l’ambiance pour la suite du déroulement de la semaine que le Mali dédie à la presse risque de changer. 

Mohamed FOFANA/Malionline 

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