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Mali : Vers un accord entre l’UNTM et le gouvernement…

Point de presse de l’UNTM, samedi 12 décembre 2020 (illustration)

Après plusieurs tractations et tiraillements, les négociations entre le gouvernement et les syndicats reprendront le jeudi prochain, au menu, des accords qui pourraient satisfaire toutes les parties. 

Le gouvernement et l’UNTM se sont retrouvés autour de la table le jeudi dernier pour poursuivre les négociations qui ont été de nouveau suspendues. Mais, à en croire nos sources concordantes, les discussions vont reprendre le jeudi 7 janvier prochain, car les parties nourrissent la volonté de parvenir rapidement à un accord qui satisfait tout le monde.

En effet, indiquent les mêmes sources, le gouvernement accepterait l’harmonisation des grilles indiciaires dès ce mois de janvier. C’est un point des revendications auquel la plus grande centrale syndicale du Mali tient énormément car, à leur en croire, ceci relève de la justice sociale. À ce propos, le secrétaire général de l’UNTM Yacouba Katilé n’a de cesse rappeler que « Rien ne justifie les écarts actuels dans les traitements de salaires des agents de l’État ». Aussi, faut-il le rappeler, la plus grande centrale syndicale a, dans son cahier, l’harmonisation des primes et indemnités. Cette doléance risquerait d’être la pierre d’achoppement des prochaines négociations. Les autres revendications sous-adjacentes

portent sur le règlement des droits des compressés, la relance du chemin de fer, la relecture de la loi portant création de l’OCLEI, le recrutement de 20.000 jeunes dans la fonction publique en 2021.

A ces points s’ajoutent l’intégration dans les fonctions publiques de tous les enseignants des Ecoms, la transposition dans le secteur privé des augmentations de salaires obtenues en 2014 et 2019, la mise en œuvre immédiate des passerelles entre les deux fonctions publiques, la suppression immédiate des activités des bureaux de placement privé, le recentrage des mesures de fonctionnement de la transition dans le but d’en corriger les insuffisances dès la deuxième quinzaine de décembre 2020 et l’indemnisation des travailleurs victimes de la crise depuis 2012.

Yacouba Katilé et ses camarades sont dans la dynamique de maintenir l’étau sur le gouvernement, tout en laissant planer le spectre d’une grève illimitée.

Bah NDAW, président de la transition, après la bévue d’Abidjan, tend sa main aux syndicats en rappelant que « les revendications syndicales sont un droit en démocratie que nul ne saurait contester » a-t-il dit dans son adresse à la Nation. Cependant au regard de la situation actuelle, il a appelé à l’esprit patriotique des syndicats à surseoir à certaines des doléances parce que « le coût des revendications formulées représente plus de la moitié du budget national, et se chiffre selon nos services techniques à 1.488 milliards de nos francs » et tout le problème résiderait à ce niveau-là car le Mali « n’est pas au mieux de sa forme » toujours selon le président dans son adresse à la Nation. 

Par ailleurs, 2020 aura été une année particulièrement difficile, jonchée de grèves et autres inconforts, le souhait de tous les maliens est que les deux parties parviennent, le plus tôt possible, à un accord.

Kamana/Mali-Online

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