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Politique

Me Bathily et Me Tapo dans l’Arène, une lutte puérile et contre-productive pour la nouvelle génération.

Me Mohamed Aly Bathily et Me Kassoum Tapo.

En cette période cruciale pour le Mali, l’on assiste stupéfait, depuis plusieurs mois à une guéguerre puérile des ténors du barreau malien à savoir Me Tapo et Bathily.

Le la du bal de pics, semble-t-il, fut donné par Me Mohamed Ali Bathily. Toutes les occasions étaient bonnes à saisir pour Me Bathily et son fils pour dénigrer, lancer des diatribes à l’endroit de son collègue Tapo. Pour la circonstance, le répertoire de noms d’oiseaux fut épuisé de « Maitre tipo tipo à monsieur deux zéros entre autres ». 

Après plusieurs assauts, Me kassoum tapo réplique en dépoussiérant certains secrets enfouis dans les entrailles de la terre et d’autres encore plus frais tels que ceci « Bathily le sait, c’est lui qui a volé. Il n’a plus rien. Il a été reçu par IBK récemment, c’était à sa demande. Les vidéos sont là. IBK ne lui a donné que 10 millions. Dix pauvres millions. Il est parti, il y a laissé son téléphone et sac dans le salon (…) » Une révélation des plus fracassantes, si toutefois cela s’avère, c’est la morale politique qui en pâtira. Plus loin, Me Kassoum affirme avoir hébergé Me Bathily un moment, décidément quand les amis d’antan s’affrontent aucune chance n’est donnée aux secrets, ils volent aux éclats. Il faut noter que Me Tapo, dans sa réplique, a manqué d’humilité surtout quand il étale ses biens au grand jour, l’on serait quelque peu tenté de dire que cela frise la vantardise. Également, on ne se lassera point de l’évoquer, les services sociaux de base tels que l’éducation, la sante, les dirigeants en charge doivent être à même de les assurer au peuple. Pour beaucoup, en tant que personnalité politique, il n’y a aucun honneur dans des « flagorneries » du genre « J’ai mon fils de 21ans qui est ingénieur au Canada ». Des propres du genre à jeter l’anathème à un peuple dont la majorité des enfants ont passé plus de temps à la rue que dans les classes cette année. 

Quelle leçon pour la jeune génération ? 

Il est évident que démocratie rime avec diversité d’opinions, débats contradictoires…Mais, il est on ne peut plus pathétique d’assister à ces jeux auxquels les politiciens s’adonnent à cœur joie en se dévoilant sur la place publique. Ç’aurait été bénéfique si ces deux fins connaisseurs de droit, sur une chaire d’université, faisaient profiter leur savoir aux jeunes étudiants. Mais hélas, souffrez qu’on mentionne cela « l’hypocrisie de l’intelligentsia malienne est fortement à décrier » Beaucoup d’autres jeunes comme moi avions pratiquement l’âge de la révolution, 29 ans. Vingt et neuf, c’est le nombre d’années de pratique démocratique, suffisamment d’années pour qu’elle atteigne la maturité. Cependant, force est de reconnaître que le comportement de certains acteurs des premières heures est sujet à affliction. Nous ne saurons défendre aucune partie, s’il y a d’ailleurs une partie à supporter ce sera le Mali. C’est donc cet héritage que nos têtes chenues veulent nous léguer. Deux personnalités qui doivent inspirer par leur savoir-être, leur savoir-faire s’adonnent à ce débat de caniveau digne des écoliers dans la cour de recréation. Ceux-là sensés être les régulateurs, les normalisateurs excellent aujourd’hui dans l’outrage, ils sont allés trop loin mais vraiment trop loin, et ce, dans le mauvais sens. 

Me Mohamed Ali Bathily et Me Kassoum Tapo doivent vite se ressaisir, l’heure ne sied pas aux considérations enfantines.

Qu’allons-nous devenir, nous jeunes, si ce sont nous qui prodiguons des leçons de bon sens aux vieux ? Les pères deviennent ainsi des fils et les fils des pères.

On n’est vraiment pas sortis de l’auberge dans ce pays !

Coup de massue, non de gueule de KAMANA 

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