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Moto taxi : Enjeux et dangers d’une nouvelle tendance

Crédit Photo : Teliman.ml (illustration)

Depuis peu, on assiste à l’arrivée d’un nouveau phénomène qui inonde la circulation de Bamako, il a pour nom « Mototaxi ».

Si « Teliman » a été le pionnier en la matière, faut-le noter, deux autres compagnies dominent le secteur à savoir Taxi Damou et Ziqqy Go, une compagnie indienne.  Ce nouveau moyen qui facilite la mobilité urbaine vient à point nommé et jouit d’un grand intérêt de la part de la population car, faut-il le signaler, moins cher que les taxis ordinaires, et surtout fluide pour qui connait les bouchons interminables qui se créent les heures d’aller au travail et celles de descente. 

Cependant, le secteur se trouve être victime de son essor, nombreux sont les jeunes, chômage exige, qui transforment leurs engins en Motos Taxis. Toute chose qui est de nature à favoriser une certaine forme d’anarchie dans le domaine. Faut-il le reconnaitre, cette absence de règlementation crée une certaine concurrence déloyale entre les compagnies qui s’acquittent de leurs taxes et toutes les charges inhérentes à l’exercice d’une telle activité et les particuliers évoluant jusque-là dans l’informel.

C’est donc fort de ce constat que le gouvernement à travers le ministre des transports et des infrastructures a, dans le souci de mieux réguler le secteur et de lutter contre la prolifération anarchique des motos tricycles et des motos taxis, pris une batterie de mesures qui sont entre autres :

 – La carte grise, la plaque d’immatriculation, le permis de conduire, l’assurance, la vignette pour les motos tricycles ;

 – En ce qui concerne les conducteurs des motos taxis, il leur est exigé de porter le gilet, le casque ; une moto avec plaque et ils doivent enfin s’inscrire à la Mairie du District de Bamako ainsi qu’à la Compagnie de la Circulation Routière. 

En outre, ces nouvelles mesures, ont provoqué le mécontentement dans le rang des conducteurs de motos taxis. « Ce pays n’a vraiment pas d’égards pour sa jeunesse. Pendant que dans les autres pays, tout est mis en œuvre pour l’insertion professionnelle des jeunes. Chez nous au lieu de créer les opportunités, on préfère les enterrer. On n’a rien fait pour nous, et maintenant qu’on essaie de se débrouiller, on nous en empêcher » se plait un jeune conducteur de moto taxi.


Notons que les avis des uns et des autres divergent sur la question. Nombreux sont ceux qui ont salué ces nouvelles mesures parce qu’elles protègent les passagers. « Je suis vraiment content de cette règlementation. Le phénomène prend de l’ampleur et c’est sûr que les bandits vont s’en mêler » déclare une cliente de moto taxi.

Par ailleurs, la grande interrogation demeure : Faut-il fermer les yeux sur une pratique dangereuse au nom du chômage ? La réponse à cette question nous prémunira de bien d’errements !    

KAMANA/Mali-online

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