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Ras Bath et co-accusés : les débats rouvrent ce mardi 2 mars

Une pancarte pour demander la libération de Ras Bath lors de la conférence de presse du CDR, jeudi 24 décembre 2020. (image d'illustration)

Le délibéré de l’affaire dite du « complot contre le gouvernement » de la transition qui était prévu pour le mardi dernier, a été rabattu par la cour d’appel de Bamako laquelle a ordonné la réouverture des débats au cours d’une audience, ce mardi 2 mars 2021. Cet énième renvoi donne ainsi du grain à moudre aux observateurs de la scène politique.

A titre de rappel, c’était devant la chambre d’accusation de la cour d’appel de Bamako que la première audience sur cette affaire s’est tenue le mardi 16 février 2021. L’on se souvient, l’avocat général, Aliou Nampé , avait requis l’annulation de la procédure et la mise en liberté des inculpés.

Nombreux étaient les parents et les soutiens des inculpés devant la Cour d’appel de Bamako, le mardi dernier, dans le but d’assister à une éventuelle libération. Cependant, la surprise fut grande quand la chambre d’accusation de la cour d’appel de Bamako a rabattu. « La cour d’appel a rabattu le délibéré et ordonné la réouverture des débats en renvoyant la cause et les parties à une audience le 2 mars prochain » a indiqué Me Abdourahame Ben Mamata, l’un des avocats de la défense. 

Par ailleurs, de l’avis de certains observateurs, les autorités de la transition seraient en train de manœuvrer pour faire trainer le dossier dans le but de perdre le temps, essaieraient-elles de manipuler également les avocats et les juges pour parvenir à leurs fins.

Faut-il le noter, cette affaire concerne plusieurs personnalités dont le Payeur du trésor, Mahamadou Koné, Souleymane Kansaye, Robert Vital Diop, Aguibou Macky Tall, directeur général de l’AGEFAU, Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, Sékou Traoré, ancien Secrétaire général de la présidence, et l’ancien premier ministre, Dr Boubou Cissé. À part les deux dernières, les cinq personnalités sont à la prison centrale de Bamako-coura depuis le 31 décembre 2020. Ils sont poursuivis pour complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits ». 

KAMANA/Mali-Online

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