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Réduction de 50% de la base taxable à l’importation certaines denrées alimentaires : Un sacrifice de 18 milliards de FCFA pour contrer la vie chère

Une vue aérienne de la ville de Bamako (illustration).

Pour contrecarrer la flambée mondiale des prix des denrées alimentaires, le gouvernement à la faveur du dernier Conseil des ministres a pris une mesure résiliente courageuse. Il s’agit de la réduction de 50% de la base taxable à l’importation des produits de premières nécessités pour soulager la souffrance des Maliens. Le coût de l’opération est d’environ 18 milliards de F CFA.

Les détails de ces mesures qui concernent la réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300 000 tonnes de riz, 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire », ont été donnés par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée, vendredi 12 novembre 2021, dans la salle de conférence de son département. Selon lui, ces efforts se sont traduits par l’octroi de subvention directe à la consommation ou à la production voire l’abandon des droits et taxes à l’importation des produits comme le sucre, l’huile alimentaire, la viande bovine, le lait, les hydrocarbures, le blé, le gaz butane, la graine de coton, etc. Des produits qui ne cessent de grimper sur le marché pas seulement au Mali mais de niveau mondial à cause de la pandémie de Covid-19 qui freine l’économie mondiale depuis mars 2020. Cette opération, précise le ministre Mahmoud Ould Mohamed, est un sacrifice des autorités de la transition. Elle coûtera 18 milliards de FCFA. La mise en œuvre de ces mesures permettra, selon le chef du département du commerce, d’atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité.
Pour abréger la souffrance des populations, l’Etat a pris également d’autres mesures d’ordre social visant à soutenir le pouvoir d’achat des populations. Il s’agit notamment de l’harmonisation de la grille salariale, des transferts monétaires aux couches défavorisées, des distributions gratuites de médicaments, de nourritures et d’aliments bétail, le soutien aux entreprises affectées par le COVID-19, l’abandon de la TVA à la consommation de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales, etc.
Le ministre du Commerce a informé d’avoir engagé également depuis un certain temps des négociations des marges commerciales avec l’ensemble des partenaires économiques réunis au sein des différents cadres de concertation et du conseil national des prix. Ces négociations, selon lui, ont permis la fixation sans coût du prix des matériaux de construction, du pain et de la farine, qui reste inchangé.
Maintien des Prix
Pour éviter le dérapage des prix et lutter contre la spéculation, selon le chef du département en charge du commerce, les structures techniques de son département ont accentué la surveillance des marchés. Lesquelles surveillances ont permis de maintenir les prix plafonds de certains produits de première nécessité fixés dans les cahiers de charges. Les contrevenants à ses mesures ont été verbalisés par les brigades de contrôle économiques des structures déconcentrées de la DGCC déployées en permanence sur le terrain. Plusieurs tonnes de produits impropres à la consommation ont été également saisis, a indiqué le ministre Mahmoud Ould Mohamed et d’ajouter que durant cette année, les équipes de contrôle ont visité plus de 30.000 points de vente, à travers tout le pays. Ces opérations, selon lui, ont permis de recouvrer plusieurs dizaines de millions de FCFA au titre d’amendes transactionnelles entièrement versés au Trésor national. En outre, ces équipes ont pu retirer du circuit de commercialisation environ 200 tonnes de produits impropres à la consommation, a-t-il informé.
Flambée mondiale des Prix
Selon le ministre, les prix sur le marché international continuent d’augmenter à la faveur de la reprise des activités économiques au plan mondial qui s’accompagne d’une forte demande des produits de base face à une offre mondiale frileuse. Cette situation de hausse se répercute sur les prix des produits sur le marché national, a-t-il indiqué. Il a informé de la hausse vertigineuse cette année du prix du riz, du lait, du sucre, de la farine et du maïs comparativement à l’année dernière et à la même période. « Nous notons toutefois, un satisfecit par rapport au prix du mil, du sorgho, des matériaux de construction des hydrocarbures, du gaz, de la pomme de terre qui sont restés stables ou même à la baisse », s’est-il réjoui.
L’adoption de ces mesures démontre à suffisance l’engagement des plus hautes autorités à soutenir les populations durement éprouvées par les effets de la crise sanitaire, économique et sociopolitique, a déclaré le ministre du commerce.
En tout cas, ces différentes mesures, notamment la subvention des denrées de premières nécessités, ont été fortement saluées par les populations maliennes secouées par la crise sécuritaire accentuée par la crise sanitaire.

Issa Diallo

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