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Relance économique subsaharienne : l’Association Internationale de Développement (IDA) fortement sollicitée

La réunion pour la 20e reconstitution des Ressources de l’Association Internationale de Développement vise à faire un plaidoyer auprès des principaux donateurs de l’IDA, afin de mobiliser au moins 100 milliards de dollars US pour la relance des économies des pays concernés.

Avec la crise sanitaire qui a quasiment plombé l’économie africaine, les Chefs d’État et de Gouvernement de 22 pays se sont donnés rendez-vous dans la capitale abidjanaise en Côte d’Ivoire, lors de la 20ème reconstitution de l’Association Internationale de Développement (IDA), ce jeudi 15 juillet 2021. L’objectif de ce rassemblement d’hommes d’État dont les pays sont emprunteurs à l’IDA était d’échanger sur des thématiques majeures liées au développement durable parmi lesquelles la relance économique est une priorité. 

« Notre région doit rapidement sortir de la crise, pour entamer la dynamique vertueuse d’amélioration des indicateurs économiques, sociaux, et de bien-être des populations. », ces propos sont issus de la déclaration publiée juste après la rencontre des Chefs d’État et de Gouvernement à l’occasion de la 20ème reconstitution de l’IDA. En dehors de cette volonté évoquée par les autorités présentes ce jour-là, quatre (04) décisions ont été prises afin que la réalisation de celle-ci soit une réalité. Il s’agira pour ces pays de réitérer leur appel lancé du Sommet sur le financement de l’Afrique à Paris du 18 mai 2021, pour un soutien accru au continent en vue de mieux se reconstruire après la crise découlant de la pandémie de COVID-19 ; exhorter les donateurs de l’IDA à soutenir une reconstitution ambitieuse et importante des ressources de l’IDA20 pour une mobilisation d’au moins 100 milliards USD d’ici la fin de l’année 2021 travailler à améliorer significativement leur capacité d’absorption des ressources pour une exécution diligente des projets et programmes ; s’engager à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales, et à utiliser de façon transparente et efficiente les ressources mobilisées, tout en renforçant la gouvernance

Les pays ayant participé à cette réunion sont l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, Madagascar, la Mauritanie, la Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan, la Tanzanie et le Togo.

Pour rappel, l’Association internationale de développement est l’institution de la Banque mondiale aidant les pays les plus pauvres de la planète. Son objectif, réduire la pauvreté en accordant des prêts appelés « crédits » et des dons destinés à des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire les inégalités et à améliorer la vie des plus démunis. Elle mène ses activités sous la supervision de 173 pays actionnaires. Pour le pays demandeur, il faut qu’il ait une pauvreté relative, à savoir un revenu national brut (RNB) par habitant, inférieur à un seuil établi et actualisé chaque année, soit 1175 dollars pour l’exercice 2020. À cela s’ajoute la présentation d’une cote de crédit ne lui permettant pas d’emprunter aux conditions du marché, et donc avoir besoin de ressources concessionnelles pour financer son programme de développement. 

Mohamed FOFANA / Malionline 

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