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Report de la rentrée scolaire : les enseignants des écoles privées sont-ils devenus les fils oubliés de la République ?

Syndicat National de l’Enseignement Privé.(illustration)

La reprise des cours dans les écoles qui était prévue pour le mardi dernier, a été reportée au lundi 25 janvier 2021 à cause de la maladie à coronavirus. A-t-on appris dans un communiqué publié lundi 04 janvier 2021. Ce report, faut-il le signaler, provoqua le courroux dans le rang des enseignants des écoles privées.

Au Mali les établissements scolaires privés représentent un peu plus de la moitié des écoles. Rien qu’au secondaire, ils sont 1.852 établissements privés contre 111 publics. Toute chose qui montre l’étendue de la nécessité des enseignants des écoles privées dans le secteur de l’éducation.

En effet, l’année académique écoulée a été émaillée par plusieurs interruptions au nombre desquelles la lancinante grève de la synergie des syndicats de l’éducation en plus des crises politique et sanitaire. Notons que depuis mars 2020 à nos jours, les enseignants des écoles privées ne bénéficient d’aucun salaire et aucun accompagnement des autorités. Certes la santé prime sur tout, mais « étant donné que les marchés, les bars et d’autres lieux publics sont ouverts, il leur (les autorités) est sine qua non de songer plutôt à la prise des mesures pour l’ouverture des classes qu’à la prorogation de la date de la rentrée des classes » suggère Ibrahim KANTAO, membre du Syndicat Libre des Enseignants des Écoles Privées du Mali (SY.L.E.EP.MA.)

Aussi, nombreux sont les enseignants des écoles privées qui clament discrimination, quand on sait que les artistes et autres acteurs culturels ont bénéficié des mesures d’accompagnement suite à l’état d’urgence décrété par les autorités. Cependant, d’aucuns se demandent s’ils ne sont devenus les fils oubliés de la République et demandent au gouvernement « de revoir la question de reprise des cours dans les écoles car nous constatons que nous sommes mis dans les oubliettes de l’État en cette période difficile de la pandémie de la Covid-19 » plaide Ibrahim KANTAO.

Si l’éducation est l’arme la plus puissante que dispose un pays pour le développement, comme pour paraphraser Nelson Mandela, il revient aux autorités de la transition de prendre à bras le corps la situation de l’école en général, celle des enseignants des écoles privées en singulier qui, quand on se fie au fait, sont lésés à tout point de vue. Il est, de ce fait, demandé « au ministre de prendre toute mesure urgente à l’endroit des enseignants des écoles privées qui, aujourd’hui, vivent une situation de désarroi total » exhorte Abdoulaye Fotigui Berthé, Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants des Écoles Privées du Mali (SY.L.E. EP.MA)

Par ailleurs, le Syndicat Libre des Enseignants des Écoles Privées monte au créneau en décidant de se faire entendre pour plus de justice sociale. C’est dans ce sillage, qu’ils comptent manifester vendredi 08 janvier devant le ministère de l’éducation nationale.      

Kamana/Mali-Online      

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