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Six ans après la signature de l’Accord pour la paix au Mali, la CMA déplore « un bilan très peu élogieux par rapport au temps et aux attentes »

Les tenors de la CMA lors de leur conférence de presse,dimanche 20 juin 2021 à Bamako.

A l’occasion du sixième anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali entre la CMA et le gouvernement du Mali, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), à travers une conférence de presse ce dimanche 20 juin 2021 à la maison de la presse de Bamako, a fait le bilan de l’Accord. 

« Six ans après la signature de cet accord, les résultats ne sont pas satisfaisants, pour nous la faute incombe au gouvernement » a lâché le porte-parole de la CMA, Maouloud Ould Ramadane.

De sa signature à aujourd’hui, la CMA estime que sa mise en œuvre n’a en réalité jusqu’ici touché qu’à des aspects périphériques. « Les autorités intérimaires installées, mais non dotées des moyens et ressources nécessaires pour réussir leur mandat ; la création par la loi de la zone de développement des régions du nord mais toujours en attente d’opérationnalisation ; la difficile opérationnalisation des Bataillons des Forces Armées Reconstituées (BAT-FAR) dédiés à assurer les missions attribuées au MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) prévu par l’APR, en respectant les règles de composition et de fonctionnement fixées par la (Commission Technique de Sécurité) ; le Fond de Développement Durable (FDD) initialement prévu dans l’APR pour financer la Stratégie Spécifique de Développement des Régions du Nord, est mis en place et géré de manière jusqu’ici non cernée par l’ensemble des parties à l’Accord et sa gestion actuelle de ce fond laisse comprendre qu’il est détourné de ses objectifs initiaux ; la commission d’enquête internationale mise en place par l’ONU en 2018 a été restreinte dans la période couverte (2012 à 2018) sans aucune base juridique se référant aux clauses de l’APR» sont entre autres des aspects soulignés par les mouvements signataires.  

Cependant, la CMA revient sur l’épineuse question de la révision constitutionnelle. Elle inscrit cette question dans l’ordre des problèmes qui selon elle, sont éminemment politiques et peinent à produire des résultats. 

Abdoulaye Konimba KONATE

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