Mali-Online
Actualité nationale

Unification de la salariale : Le point de non retour est-il atteint entre les enseignants et le gouvernement ?

Image d'illustration lors de la rencontre entre la synergie des enseignants et le premier ministre.

Le vendredi 16 juillet 2021, le président de la Transition, Colonel Assimi Goita a signé l’ordonnance fixant la grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires. Cette décision va amplifier la colère des enseignants, sont vent débout contre l’unification de la grille salariale, depuis quelques semaines. 


Après l’adoption par le gouvernement de Dr Choguel K. Maïga du projet d’uniformisation des grilles indiciaires des fonctionnaires suite à la demande de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), le corps enseignant n’en décolère pas. L’ancien porte-parole de la Synergie des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, membre du Conseil national de Transition, a taclé le Premier ministre pour son choix d’accepter le projet d’uniformisation demandé par Yacouba Katilé et ses camarades.

« Le Premier ministre Choguel K. Maïga qui critiquait hier les abus de pouvoir, les violations des lois, veut marcher sur le droit des enseignants en refusant l’application de l’article 39. Il sera le seul responsable de ce qui adviendra des conséquences de cette non-application. Les enseignants ne se laisseront pas faire. Il faudrait marcher sur le corps de tous les enseignants du Mali pour nous priver de l’application de notre Article 39, acquis à la sueur et même sur le corps de certains enseignants. Les autres corps ne sont pas mieux que les enseignants. Nous voulons aussi vivre dignement de notre travail au même titre que les privilégiés de la République. Nous ne demandons que l’application d’une loi de la République », martèle Adama Fomba.
Déjà sur le terrain, des actions de boycott des épreuves anticipées des examens de fin d’année sont perceptibles ainsi que la rétention des notes des compositions du second trimestre en cours dans le District de Bamako.
Les syndicats des enseignants n’entendent pas lâcher du lest et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, reste muet face à la protestation du corps enseignant.

Dans ce contexte, peut on se demander si le point de non-retour n’est pas atteint entre les enseignants et le gouvernement. 

Issa Diallo 

Vous pourrez également être intéressés par

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Accepter Lire plus