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Vaccin anti covid : Malgré le brouhaha qui circule sur le vaccin, le Mali obtiendra ses doses en mars

Alors que les rumeurs infondées sur le vaccin anti covid s’amplifient, le gouvernement malien déclenche une campagne de vaccination en commandant des doses du vaccin Astra Zeneca qui seront livrées en mars. Ces spéculations sont de nature à provoquer un sentiment de doute et de méfiance aux yeux du public.  

« Ce vaccin est un moyen pour les occidentaux de nous tuer, nous les africains », « le vaccin anti covid n’est pas fiable, il a tué une infirmière moins d’une minute après s’être injectée », « ce vaccin est inefficace, il ne lutte pas contre la covid 19 », sur les réseaux sociaux, dans les marchés, les grins, bref dans tous les lieux où les individus se retrouvent pour discuter, les rumeurs subsistent sur le vaccin de la pandémie qui engorge le monde entier. Les réseaux sociaux contribuent incessamment à ce tohu bohu. Comme exemple, dans le top 10 des intox qui ont enflammé la toile récemment, une vidéo montrant une infirmière s’effondrant après s’être injectée, est en tête « on commente qu’elle est morte du vaccin anti covid ». En réalité cette infirmière du nom de Tiffany Dover s’est évanouie moins d’une minute après son injection, et après quelques temps elle s’est rétablie, mais cette partie de la vidéo n’apparait pas. Il est à noter qu’on peut mourir juste après le vaccin sans que cela ne soit la cause. Cette vidéo parmi tant d’autres, manœuvre de certains manipulateurs qui n’hésitent pas à reformuler des informations de manière à tromper, voire truquer des vidéos, contribue à créer un climat de réticence chez plus d’un, surtout quand il s’agit de la mort. Un phénomène qui a attiré l’attention de l’Organisation Mondiale de la Santé qui affirme que « le monde lutte non seulement contre la pandémie, mais aussi contre ce qu’elle qualifie d' »infodémie » – un phénomène caractérisé par une vague d’informations fausses ou trompeuses qui compliquent les décisions concernant la santé des gens » dans un article publié par la BBC.

Par ailleurs, cette problématique a fait réagir des spécialistes de la médecine au Mali « les vaccins ne sont pas supposés être mortels, les gens pensent que les vaccins importés ont des substances nocives à long terme (stérilité, cancer…) alors que ce n’est pas le cas.  Certes certaines personnes font des réactions allergiques aux vaccins, mais si cela persiste ce dernier sera interdit de vente, bref le vaccin c’est pour se protéger du danger » défend Dr Amadou KONE, microbiologiste chercheur au Centre Universitaire de Recherche Clinique (UCRC). De surcroit la ministre de la santé Dr Fanta Siby réagit « ayons confiance en la science, nous avons tous d’une manière ou d’un autre été vaccinés tant le temps. Ce sont ces vaccinations qui nous ont immunisés contre certaines maladies comme la poliomyélite, on voit moins de paralysie due à cette maladie aujourd’hui, la variole qui avait fait des ravages dans le temps est placée aujourd’hui dans l’histoire. Tout cela grâce aux vaccins, aujourd’hui nous sommes confrontés à la covid 19, faisons confiance à nos scientifiques ». 

4 220 400 maliens seront vaccinés à partir du mois d’avril 

La ministre de la santé et des affaires sociales a annoncé lors d’un point de presse que le gouvernement malien a commandé 8,4 millions de dose. Ces doses de vaccins seront livrées en mars à la suite de quoi une campagne de vaccination sera ouverte en avril. Cette vaccination concerne « les personnes avec comorbidité, c’est-à-dire les personnes en plus de la covid ont d’autres maladies comme le diabète, l’hypertension… » dixit Dr Fanta SIBY, ministre de la santé et des affaires sociales. Avec de plus de 4 220 400 personnes, cette couche sociale sera injectée par le vaccin Astra Zeneca. 

Abdoulaye Konimba KONATE

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